RÉUSSIR LA TRANSITION
 

Ce site essaye d'analyser l'impact de l'énergie et de sa production sur le développement.
L'auteur de ce site se considère comme prônant l'écologie, bien qu'il soit favorable à l'énergie nucléaire.
La justification de ce point de vue est l'un des sujets abordés dans ce site.

Nombre de visiteurs:Nombre de visiteurs :

Plan d'action énergie

J'ai entrepris d'écrire un livre. Je ne crois pas qu'un éditeur sera intéressé et donc cela restera une diffusion limitée à des amis. Je compte cependant mettre en ligne la première partie qui concerne l'énergie.

Sur cette page on trouvera la présentation du livre, un lien qui permet de télécharger un PDF correspondant à la partie qui traite de l'énergie et le paragraphe "plan d'action" qui sert de conclusion à cette partie.

 

Présentation

 
Le terme de Grenelle désigne, par référence aux accords de Grenelle de mai 68, l'organisation d'une consultation, sur un sujet majeur, menée avec la participation de représentants du gouvernement, de l'opposition, de différentes organisations civiles. Le but est d'orienter la politique sur une base la plus consensuelle possible après avoir examiner toutes les possibilités et avoir entendu tous les arguments et contre arguments.

Le plaidoyer pour un Grenelle adressant la gestion des ressources finies vise à recentrer le débat qui a eu lieu lors du Grenelle pour l'environnement, sur des actions à plus court terme, qui sont nécessaires pour permettre au Grenelle pour l'environnement de déployer tous ses effets.

Parmi les ressources finies il y a l'énergie qui est un thème commun avec ceux du Grenelle de l'environnement, et dans ce thème là, il y a les carburants liquides qu'il faut traiter dans l'urgence puisque leur déplétion est sur le point de commencer. C'est un exemple de point qui n'était pas à l'ordre du jour du Grenelle de l'environnement.

Un débat serait organisé, via des groupes de travail rassemblant chacun des membres répartis en plusieurs collèges. Chaque collège aurait pour vocation de représenter les acteurs du domaine : l’
État, les collectivités locales, les ONG, les employeurs et les salariés.

Chaque groupe prendrait en charge une grande question qui serait traitée dans des ateliers aux objectifs plus limités mais de telles sortes que l'ensemble des ateliers recouvre complètement la problématique de la grande question.

Il serait également possible de créer des ateliers intergroupes pour adresser les problématiques transverses.

Dans chaque atelier il y aurait une phase de création d'idées qui consiste à proposer des actions qui adressent le problème que l'on veut résoudre. Comme dans toutes phase de créativité, toutes les idées sont acceptées et mises dans l'ensemble des idées de l'atelier avec pour but de favoriser des idées nouvelles chez les participants du groupe, soit par amélioration, soit par analogie, soit par contradiction ou par tout autre procédé.

Ensuite il faudrait enchaîner sur une phase de reformulation. Elle consistrait à examiner devant l'atelier au complet toutes les propositions dans le but d'obtenir un consensus : dans cette phase on peut regrouper des propositions, en éliminer, tenir compte des avis opposés en listant les cas où la proposition ne s'applique pas etc. L'important est d'obtenir un consensus quelque soit l'approche pour ce faire.

Enfin on classerait les propositions en les examinant deux par deux pour répondre à la question suivante : Est-ce que la proposition A est plus facile à réaliser si on fait l'hypothèse que la proposition B a déjà été réalisée ? Cet examen permettrait de décider dans quel ordre les deux propositions doivent être implémentées et la réunion de toutes ces priorités élémentaires permet de produire un plan d'action.

Dans ce livre on suivra un peu le même processus mais sans avoir la richesse des propositions que permet la créativité d'un groupe, ni la robustesse qui est une conséquence de la phase de reformulation. Il s'agit donc d'une ébauche de ce qu'il faudrait faire qui permet de se faire une idée de l'intérêt du résultat attendu.

 
Les grandes questions qui seraient traitée dans des groupes pourraient être :
  1. L'énergie
  2. Les minerais classiques
  3. Les terres rares
  4. L'agriculture et la pêche
  5. La pollution et les déchets
  6. Le développement industriel
  7. Le développement des services
  8. La population
Pour chacun de ces grands domaines, nous ferons dans ce livre une présentation, puis nous proposerons des mesures pour améliorer la pérennité du domaine, nous examinerons les objections les plus probables à ces propositions afin de tenter une reformulation qui ait des chances de satisfaire le plus grand nombre et nous terminerons par un plan d'action.

http://transition.wifeo.com/documents/Grenelle-adressant_net.pdf

Les propositions reformulées

Nous avons construit un tableau dans lequel on a numéroté 1, 2, 3 … les propositions initiales et a, b, c … les propositions reformulées correspondantes.
 
  1. On devrait étudier le coût de la tonne de CO2 évitée chaque fois qu'on décide d'une mesure afin de minimiser le coût global pour un même niveau de rejet
  1. On devrait étudier le coût de la tonne de CO2 évitée chaque fois qu'on décide d'une mesure afin de minimiser le coût global pour un même niveau de rejet
  1. Il faudrait produire du pétrole de synthèse.
  1. Il faudrait produire des combustibles liquides à partir du charbon, des "oïl shale", du gaz, de l'énergie nucléaire de la biomasse et de toutes les formes d'énergie non fossile en favorisant celle des énergies qui rejettent le moins de gaz carbonique.
  1. Il faudrait mettre au point un véhicule à faible consommation (de l'ordre de 1.5 l au 100) léger (de l'ordre de 500 kg), d'une puissance limitée (de l'ordre de 30cv) et de performance modeste (110 km/h max).
  1. Il faudrait mettre au point un véhicule à faible consommation (de l'ordre de 1.5 l au 100) léger (de l'ordre de 500 kg), d'une puissance limitée (de l'ordre de 30cv) et de performance modeste (110 km/h max).
  1. Il faudrait inciter à l'utilisation du véhicule économe par des mesures coercitives (par exemple triplement du prix des carburants) et des primes (du genre prime à la casse par échange gratuit entre un ancien véhicule et un véhicule économe neuf).
  1. Il faudrait inciter à l'utilisation du véhicule économe par des mesures coercitives (par exemple triplement du prix des carburants) et des primes (du genre prime à la casse par échange gratuit entre un ancien véhicule et un véhicule économe neuf).
  1. Il faudrait mettre au point les procédés qui autorisent, chaque fois que cela est possible, la substitution du pétrole par une autre énergie, avec pour objectif de le remplacer à terme par de l'électricité.
  1. Dans la mesure ou l'on saurait gérer ou détruire les déchets que la mesure entraîne, il faudrait mettre au point les procédés qui autorisent, chaque fois que cela est possible, la substitution du pétrole par une autre énergie, avec pour objectif de le remplacer à terme par de l'électricité.
  1. Il faudrait améliorer le pourcentage de pétrole récupérable sur les sites déjà connus.
  1. Il faudrait améliorer le pourcentage de pétrole récupérable sur les sites déjà connus.
  1. Il faudrait mettre en exploitation les pétroles non conventionnels (Pétroles lourd, sables bitumeux...).
  1. Il faudrait mettre en exploitation les pétroles non conventionnels (Pétroles lourd, sables bitumeux...) en limitant les rejets de CO2 que cela occasionne.
  1. Il faudrait développer des procédés pour transformer du gaz en liquide.
 
  1. Il faudrait produire des combustibles liquides à partir du charbon, des "oïl shale", de la biomasse et de toutes les formes d'énergie non fossile.
 
  1. Il faudrait taxer le carbone.
  1. Il faudrait repenser la TVA et mettre en œuvre une fiscalité qui pénalise l'utilisation du carbone, qui améliore les rentrées fiscales et qui ne pénalise pas les plus pauvres. Cette fiscalité pourrait venir en déduction de la part salariale des prestations sociales, s'appliquer prioritairement aux produits de luxe et épargner les produits de première nécessité.
  1. Il faudrait économiser l'énergie dans les bâtiments.
  1. Il faudrait économiser l'énergie dans les bâtiments.
  1. Il faudrait améliorer l'indice énergétique du PIB et favoriser les transports en commun.
  1. Il faudrait améliorer l'indice énergétique du PIB et favoriser les transports en commun.
  1. Il faudrait augmenter la produc-tion d'électricité renouvelable.
  1. Il faudrait augmenter la production d'électricité renouvelable.
  1. Il faudrait augmenter la production d'électricité nucléaire.
  1. Dans la mesure où c'est économiquement justifié, il faudrait augmenter la production d'électricité nucléaire. Le coût de cette électricité doit prendre en compte les améliorations de la sûreté de fonctionnement, le coût du démantèlement, le coût de la gestion des déchets ce qui majore le prix actuel d'un minimum de 15%. 
  1. Il faudrait améliorer les réseaux électriques afin qu'ils acceptent l'intermittence plus facilement.
  1. Il faudrait améliorer les réseaux électriques afin qu'ils acceptent l'intermittence plus facilement.
  1. Il faudrait favoriser des installations qui consomment de l'électricité effaçable.
  1. Il faudrait favoriser des installations qui consomment de l'électricité effaçable.
  1. L'électricité intermittente ne devrait pas être rachetée plus chère que l'électricité garantie pour ne pas mettre les contraintes de l'intermittence à la charge de quelqu'un d'autre.
  1. L'électricité intermittente ne devrait pas être rachetée plus chère que l'électricité garantie pour ne pas mettre les contraintes de l'intermittence à la charge de quelqu'un d'autre.
  1. Il faudrait rendre les centrales nucléaires existantes plus sûres afin de pouvoir continuer à les utiliser.
  1. Il faudrait rendre les centrales nucléaires existantes plus sûres et les rendre capables d'éliminer les déchets nucléaires, afin de pouvoir continuer à les utiliser.
  1. Il faudrait accélérer la mise au point de filières nucléaire intrinsèquement sûre et surgénératrice afin d'élargir les réserves d'énergie disponibles.
  1. Il faudrait accélérer la mise au point de filières nucléaire intrinsèquement sûre et surgénératrice afin d'élargir les réserves d'énergie disponibles.
  1. Il faudrait remplacer le gaz et le fioul de chauffage des bâtiments par de l’isolation, des pompes à chaleur, et de la biomasse en minimisant le prix de la tonne de CO2 évitée.
  1. Il faudrait remplacer le gaz et le fioul de chauffage des bâtiments par de l’isolation, des pompes à chaleur, et de la biomasse en minimisant le prix de la tonne de CO2 évitée.
  1. Il faudrait électrifier l’industrie productrice de matériaux de base : ciment, acier, chimie, métallurgie des non ferreux, papier-carton. Pour cela il faut fournir de l'électricité à un prix compétitif et augmenter l'efficacité énergétique des processus industriels.
  1. Il faudrait électrifier l’industrie productrice de matériaux de base : ciment, acier, chimie, métallurgie des non ferreux, papier-carton. Pour cela il faut fournir de l'électricité à un prix compétitif et augmenter l'efficacité
  1. Il faudrait conserver une industrie manufacturière locale.
  1. Il faudrait conserver une industrie manufacturière locale.
 
Tableau 9 Propositions reformulées
 

Le plan d'action

Pour établir un plan d'action, il faut décider de l'ordre de priorité des différentes mesures afin d'étaler dans le temps la mobilisation des ressources, tout en optimisant le plus possible les effets qu'elles induisent. On a déjà des critères que l'on a jugés pertinents :
 
  • On devrait étudier le coût de la tonne de CO2 évitée chaque fois qu'on décide d'une mesure afin de minimiser le coût global pour un même niveau de rejet,
  • Il faudrait favoriser les actions qui améliorent la balance du commerce extérieur, le taux de chômage et l'état des comptes publics.
Ces deux critères permettent de décider quelles actions mettre en œuvre lorsqu'on hésite devant plusieurs possibilités contradictoires, mais pour décider de la priorité on propose le critère suivant :
  • On dira qu'une mesure x est prioritaire par rapport à une mesure y et on notera x > y le fait que la mesure y est plus facile à mettre en œuvre si l'on a déjà réalisé x.
Les mesures reformulées satisfont déjà aux deux premiers critères et on va les classer à l'aide du troisième pour avoir notre plan d'action.

On a les relations suivantes : a n'est pas comparable aux autres mesures, c = d, g = b, c > h, e >j, k>b, l > b, m > k, n > k, n > l, m = n, p > e, p > l, q > e, q > l, q > p, r = i, s =e, h > t > j.

La mesure f est isolée mais on peut dire qu'il a la même priorité que g et on posera donc f =g.
La mesure i est isolée mais le principe directeur sous jacent est le même que d et on posera i = d.
La mesure o est isolée mais le principe directeur sous jacent est le même que m et on posera o = m.

Finalement on a : c=d=i=r > h> m=n=o> k> q >p >l> e=s =t >b=g=f> j ce qui se traduit ainsi :

Les premières mesures concernent les économies d'énergie.

 
i. Il faudrait économiser l'énergie dans les bâtiments.
r. Il faudrait remplacer le gaz et le fioul de chauffage des bâtiments par de l’isolation, des pompes à chaleur, et de la biomasse en minimisant le prix de la tonne de CO2 évitée.
c. Il faudrait mettre au point un véhicule à faible consommation (de l'ordre de 1.5 l au 100) léger (de l'ordre de 500 kg), d'une puissance limitée (de l'ordre de 30cv) et de performance modeste (110 km/h max).
d. Il faudrait inciter à l'utilisation du véhicule économe par des mesures coercitives (par exemple triplement du prix des carburants) et des primes (du genre prime à la casse par échange gratuit entre un ancien véhicule et un véhicule économe neuf).
 
Puis ce sont des mesures fiscales qui viennent en complément.
h. Il faudrait repenser la TVA et mettre en œuvre une fiscalité qui pénalise l'utilisation du carbone, qui améliore les rentrées fiscales et qui ne pénalise pas les plus pauvres. Cette fiscalité pourrait venir en déduction de la part salariale des prestations sociales, s'appliquer prioritairement aux produits de luxe et épargner les produits de première nécessité.
 
Ensuite il faut adresser le problème de l'intermittence des productions électrique.
m. Il faudrait améliorer les réseaux électriques afin qu'ils acceptent l'intermittence plus facilement.
n. l faudrait favoriser des installations qui consomment de l'électricité effaçable.
o. L'électricité intermittente ne devrait pas être rachetée plus chère que l'électricité garantie pour ne pas mettre les contraintes de l'intermittence à la charge de quelqu'un d'autre.
 
On peut alors augmenter la production d'électricité renouvelable.
k. Il faudrait augmenter la production d'électricité renouvelable.
 
Il faut ensuite améliorer les filières nucléaires.
p. Il faudrait rendre les centrales nucléaires existantes plus sûres et les rendre capables d'éliminer les déchets nucléaires, afin de pouvoir continuer à les utiliser.
q. Il faudrait accélérer la mise au point de filières nucléaire intrinsèquement sûre et surgénératrice afin d'élargir les réserves d'énergie disponibles.
 
Ce qui permet aussi d'augmenter la production d'électricité nucléaire.
l. Dans la mesure où c'est économiquement justifié, il faudrait augmenter la production d'électricité nucléaire. Le coût de cette électricité doit prendre en compte les améliorations de la sûreté de fonctionnement, le coût du démantèlement, le coût de la gestion des déchets ce qui majore le prix actuel d'un minimum de 15%. 
 
Et de substituer de l'électricité au pétrole ce qui entrave les délocalisations (l'électricité n'est pas abondante partout et devient de plus en plus rentable quand le prix du pétrole augmente).
e. Dans la mesure ou l'on saurait gérer ou détruire les déchets que la mesure entraîne, il faudrait mettre au point les procédés qui autorisent, chaque fois que cela est possible, la substitution du pétrole par une autre énergie, avec pour objectif de le remplacer à terme par de l'électricité.
s. Il faudrait électrifier l’industrie productrice de matériaux de base : ciment, acier, chimie, métallurgie des non ferreux, papier-carton. Pour cela il faut fournir de l'électricité à un prix compétitif et augmenter l'efficacité
t. Il faudrait conserver une industrie manufacturière locale.
 
L'électricité abondante permet aussi la production d'hydrocarbure de synthèse afin de préserver la mobilité
b. Il faudrait produire des combustibles liquides à partir du charbon, des "oïl shale", du gaz, de l'énergie nucléaire de la biomasse et de toutes les formes d'énergie non fossile en favorisant celle des énergies qui rejettent le moins de gaz carbonique.
g. Il faudrait mettre en exploitation les pétroles non conventionnels (Pétroles lourd, sables bitumeux...) en limitant les rejets de CO2 que cela occasionne.
f. Il faudrait améliorer le pourcentage de pétrole récupérable sur les sites déjà connus.
 
L'électricité étant une énergie noble qui permet de bons rendements, elle est un facteur d'amélioration de l'indice énergétique du PIB, ce qu'il faut encourager.
j. Il faudrait améliorer l'indice énergétique du PIB et favoriser les transports en commun.


 
Accueil                                                                                                                                Contact : richard.rutily@gmail.com
Page Precedente oooooo Page suivante






 



 
 
Créé avec Créer un site
Créer un site