RÉUSSIR LA TRANSITION
 

Ce site essaye d'analyser l'impact de l'énergie et de sa production sur le développement.
L'auteur de ce site se considère comme prônant l'écologie, bien qu'il soit favorable à l'énergie nucléaire.
La justification de ce point de vue est l'un des sujets abordés dans ce site.

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Les usines de mort

 
C'est ainsi que Mr Hansen désigne les centrales électriques au charbon. Il préconise avec raison un moratoire sur leur construction et l’élimination progressive de celles qui n’incluent pas un dispositif de capture et de stockage du carbone. Pour justifier cette position il y a deux arguments principaux :
  • Les grandes réserves de pétrole et de gaz facilement accessibles ne seront pas laissées dans le sol si on laisse jouer les règles de l'économie. L'élimination du CO2 se faisant sur plus de 200 ans, et les capacités de la Terre dans ce domaine étant déjà saturées, il est assez peu important que le carbone correspondant soit rejeté dans l'atmosphère en 100 ou en 200 ans. Le résultat final est le même.
  • Le charbon est d'ores et déjà responsable de l’émission dans l’atmosphère de plus de dioxyde de carbone que tous les autres combustibles fossiles réunis, et ses réserves le rendent encore plus dangereux pour le long terme.
La conclusion logique est qu'il faut interdire de nouvelles constructions de centrales électriques au charbon. Mais cela peut il être accepté par la Chine, les USA et l'Inde?

Et qu'en est-il des centrales au gaz? Elles seraient aussi néfastes que les centrales au charbon du fait des fuites. On suspecte en particulier que ces fuites seraient de l'ordre de 5% en Russie. Il faut rappeler que le méthane est un gaz à effet de serre 20 fois plus virulent que le gaz carbonique et que, dans ces conditions, des fuites de l'ordre de 5% auraient un effet redoutable. 

Les gaz de schistes (ou shale gaz)

Les gaz de schistes sont devenus accessibles grâce à la technique de fracturation hydraulique mise au point par le géant de l’armement texan, Halliburton. Un procédé efficace mais brutal.

A 2500 m de profondeur, c’est un petit tremblement de terre : pour réunir les micropoches en une unique poche de gaz, un explosif est détonné pour créer des brèches. Elles sont ensuite fracturées à l’aide d’un mélange d’eau, de sable et de produits chimiques propulsé à très haute pression (600 bars) qui fait remonter le gaz à la surface avec une partie de ce “liquide de fracturation”. Chacun de ces “fracks” nécessite de 7 à 15 000 mètres cube d’eau (soit 7 à 15 millions de litres), un puits pouvant être fracturé jusqu’à 14 fois.

Mais on peut douter que tout le gaz libéré soit récupéré car le procédé consiste à produire et élargir des milliers de failles un peu à l'aveugle. Au delà des nuisances locales déjà critiquables et qui commencent à être rapportées, on peut craindre que le gaz qui s'échappe dans la nature ne comporte une forte proportion de méthane et vienne accélérer le réchauffement climatique dans des proportions inquiétantes à court terme.

Ce point a été étudié par Robert W. Howarth et David R.Atkinson dans :
Preliminary Assessment of the Greenhouse Gas Emissions from Natural Gas obtained by Hydraulic Fracturing
Une nouvelle étude permet de préciser l'ampleur du problème de manière graphique :


 

Le méthane a un effet de serre plus fort que le gaz carbonique mais reste moins longtemps dans l'atmosphère ce qui justifie que l'on examine son influence à court terme et à moyen terme. On peut remarquer que les gaz de schistes sont plus néfastes que les gaz conventionnels et que leur influence est supérieure à celle du charbon.

 

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