RÉUSSIR LA TRANSITION
 

Ce site essaye d'analyser l'impact de l'énergie et de sa production sur le développement.
L'auteur de ce site se considère comme prônant l'écologie, bien qu'il soit favorable à l'énergie nucléaire.
La justification de ce point de vue est l'un des sujets abordés dans ce site.

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Un invariant économique dérivé de l'énergie  

Les relations entre l'économie et l'énergie méritent beaucoup d'attentions car l'énergie est ce qui permet de transformer le monde. L'économie, elle, permet deux choses:
  • Mesurer les résultats des activités humaines
  • Optimiser l'allocation des ressources (dont l'énergie).
On voit bien que cette relation doit être riche et pourtant on ne peut pas dire qu'elle soit beaucoup étudiée. Ici il ne s'agit pas d'étudier de grandes théories financières ou boursières, ni de parler des banques ou de la monnaie. Le genre de théorie qui nous importe peut être symbolisée par les approches de Jean Fourastié qui par exemple avait défini le prix réel des biens en l'exprimant en nombre d'heures de travail nécessaires pour acheter ce bien. La référence universelle qui permettait de mesurer le prix réel était l'heure de travail du manœuvre non qualifié. Un résumé de la pensée de Jean Fourastié est accessible en suivant le lien : http://www.jean-fourastie.org/textes/ConferenceCentenaire.pdf

Où on pourra en particulier consulter le paragraphe  "Les prix".

Dans ce nouveau référenciel, le prix des services, dont la productivité n'est pas susceptible d'augmenter beaucoup, sont à peu près identiques en tout lieu et à toute époque. Par contre le prix des objets manufacturés dépend de la productivité locale de même que les prix agricoles des produits échangeables.

Pour résumer, si on ne tient pas compte de quelques distorsions comme des droits de douane, le prix des transports, des taxes et des normes plus ou moins contraignantes, le prix des biens échangeables est le même partout exprimé en monnaie officielle avec le taux de change officiel, tandis que le prix des services (lorsqu'ils ne sont pas échangeables) est le même partout exprimé en prix réels au sens de Fourastié.

Le point que l'on veut souligner ici c'est qu'il y a une très forte corrélation entre la productivité, qui explique l'enrichissement de certaines nations par rapport à d'autres, et la consommation d'énergie en général et de pétrole en particulier. L'idée est de postuler que si des pays sont plus riches que d'autres c'est que le pétrole leur permet de bénéficier d'équivalent travailleurs, qu'on n'a pas besoin de payer plus cher que le prix du pétrole. Cette idée est développée dans Pétrole guerres et économie et Impact économique du pétrole .

 

Cette approche est approximative et peut être corrigée par la prise en compte de l'efficacité énergétique de la production. En effet le prix de l'énergie est si faible que l'on peut s'enrichir, même en gaspillant l'énergie si on l'utilise pour augmenter la productivité. Ainsi aux Etats Unis la consommation d'énergie par tête est double de celle du Japon et de l'Europe alors que le niveau de vie n'est que légèrement supérieur.

Cet exemple américain nous permet de valider qu'une taxation du carbone aurait bien pour effet d'améliorer l'emploi des combustibles fossile puisque la TIPP qui est une sorte de taxe carbone, en Europe, pour les véhicules a pour effet de diviser par deux la consommation des voitures européennes par rapport aux voitures américaines.


Une analyse de la mondialisation   
 
L'énergie permet le transport qui est une condition essentielle de la mondialisation. Le travail est un service, c'est un service local difficilement échangeable à longue distance, qui est donc soumis à un prix de type "réel". On peut considérer que produire un bien manufacturé est classiquement un moyen d'intégrer dans un objet un certain nombre de services afin de les rendre "échangeables". Une première mondialisation a eu lieu sur ce principe avant la crise de 1929, cette première mondialisation a bénéficié aux pays actuellement les plus avancés. Mais une révolution était nécessaire pour que démarre la seconde Mondialisation qui vient de se développer, c'est celle des communications et des réseaux.

Avec ces nouvelles possibilités de communiquer, un certain nombre de services deviennent directement échangeable comme par exemple les centres d'appel ou la comptabilité mais aussi la production de logiciel. Mais le plus important c'est que l'entreprise qui était un lieu d'intégration concentré des différents services nécessaires à la production peut maintenant être éclatée car la distance n'est plus un problème pour acheminer les flux internes qui participent à la production de la société.

La production massive peut ainsi s'organiser en Chine car l'adaptation aux différents marchés peut se faire à distance ainsi que l'application des procédures internes de l'entreprise et de ses normes de qualité et de reporting.

En jouant sur le différentiel entre les prix réels et les prix officiels on ajoute à la productivité "organisationnelle" qui résulte des progrès, une productivité "financière" qui justifie la préférence des entreprises pour la délocalisation des productions basiques.

La première mondialisation s'est arrêté avant de profiter aux pays actuellement en développement, lesquels pays profitent maintenant de la seconde mondialisation. Les seuls exemples significatifs de pays relativement peu développés ayant profités de la première mondialisation sont les Etats Unis et l'Australie.

La crise de 1929 et la deuxième guerre mondiale ont arrêté la première mondialisation, il est vraisemblable que la pénurie de pétrole arrêtera la seconde mondialisation. La Chine le sait et veut être l'exception comme l'ont été les Etats Unis pour la première mondialisation.

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